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Course à pied.ca fête son premier anniversaire!

Déjà un an. Ça passe vite, non? Un an à écrire sur la course à pied et j’ai encore l’impression d’être un débutant. Sauf que je viens de jeter un coup d’oeil à mon premier billet et je me considère maintenant comme  »un petit peu moins que débutant ». Ça fait du bien. Pendant cette première année, on pourrait dire que Course à pied.ca est devenu autre chose que ce que je pensais au départ… et c’est mieux ainsi!

Mon objectif pour cette deuxième année est de continuer à donner de l’information scientifique concernant la course à pied. En plus, j’aimerais bien que Course à pied.ca devienne un peu plus qu’un blogue, car je crois qu’il est mûre pour devenir d’autre chose. Bien sûre, il y a le DMCB, mais il pourrait aussi y avoir un club de course, des vêtements pour le blogue (j’en parle souvent, je vais les lancer bientôt… j’espère!), d’autres courses, des ateliers, un e-book, un vrai livre, des cliniques (ça s’en vient), une chaîne de télévision (un jour!). Il faut juste prendre le temps de le faire (des volontaires?).

En attendant tout cela, voici un retour sur les premiers pas de CAP.ca

  1. Première évaluation de chaussure : Green Silence de Brooks
  2. Premier post dont je suis fier : Vidéo pseudo-scientifique
  3. Premier billet avec prezi : VAM et PAM et Vo2Max
  4. Premier billet sur les mythes : La règle des 10%
  5. Premier billet sur un récit de course : Trans-Vallée 2011

Et voilà pour les premières. La bonne nouvelle, c’est que pendant ces premières, le nombre de visiteurs a continuellement augmenté. À chaque mois, vous étiez un peu plus nombreux à nous lire. Pour être honnête, c’est un peu ma motivation. Quand je vois que les articles sont partagés à d’autres coureurs ou que quelqu’un me dit:  »Hey! je lis ton blogue et j’en parle à tout le monde », ça me donne le goût de continuer!

statistiques de la première année de Course à pied.ca

Le paradoxe quand on écrit un blogue sur la course à pied, c’est que… ça laisse moins de temps pour courir. J’ai un petit peu négligé ma propre course ce printemps, mais je suis reparti sur une très bonne lancée depuis la fin du Défi Entreprises.

Alors, bonne fête à tous pour notre premier anniversaire! Un an, ça se fête avec… une petite course!

 

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Le miracle

“The miracle isn’t that I finished. The miracle is that I had the courage to start.”

John Bingham

 

coureur fatigué

Pour plusieurs d’entre-nous, cette fin de semaine représente l’accomplissement de plusieurs mois de travail. Le plus important, c’est justement ce travail, la route parcourue jusqu’à maintenant, les entraînements sous la neige, sous la pluie froide d’avril, sous la chaleur des derniers jours. Vous êtes prêt? Bravo, vous avez fait votre  »travail ». Tout ce qui reste à faire, c’est laisser ce travail s’exprimer convenablement. Bravo à tous pour votre courage, le courage de s’inscrire avant de savoir si on va être prêt. C’est ce risque de l’échec qui fait qu’on peut être fier de nos accomplissements. Prendre le risque, c’est ça le miracle.

J’ai besoin de ton aide

C’est toujours difficile de demander de l’aide, mais parfois, on n’a pas le choix.

Ne vous inquiétez pas, je me porte personnellement très bien. En fait, si je vous demande de l’aide aujourd’hui, ce n’est pas vraiment pour moi, mais plutôt pour, ma création, mon petit bébé, le Défi Entreprises. Personne ne m’appel encore  »papa », mais le Défi Entreprises grandit vite comme un adolescent. En effet, le 10 juin prochain, à Québec, nous attendons 1900 participants cette année, 1500 de plus que l’an dernier. Pas mal, non?

Oui, mais pour assurer la logistique d’un tel événement, ça prend… Des bénévoles. Tout d’abord, je dois dire que je n’aime pas tellement ce mot Bénévole. Je préfère parler de  Collaborateur parce que c’est exactement cela: les gens qui donnent un coup de main au Défi Entreprises collaborent à la promotion de l’activité physique et d’un mode de vie sain. En plus, ce travail n’est pas vraiment bénévole… les collaborateurs recevront un t-shirt (wow),  un souper de remerciement (super) et beaucoup de fierté.

Je me permets donc de vous demander votre collaboration, pour faire de ce défi, une réussite.

Depuis le début de Course à pied.ca, j’essaie d’être intéressant, sans vous polluer la vue avec de la pub et sans essayer de vous vendre des choses dont vous n’avez pas réellement  besoin. Je le fais parce que j’aime ça et que ça me fait plaisir. J’espère donc que vous aurez envie de me donner un petit coup de main en retour.

Je sais que je vous ai mis l’eau à la bouche avec le souper hot-dog (super), alors si vous avez envie de collaborer, de nous donner un coup de main, de nous remercier pour ce blogue, cliquez-ici et inscrivez-vous comme collaborateur. Vous m’aiderez ainsi à atteindre ma mission personnelle: sauver le Québec d’une épidémie de maladies chroniques… Et si vous êtes de Montréal, de France ou encore dans l’impossibilité de venir aider, je vous invite à en parler à un ami, qui en parlera peut-être à un ami qui en parlera… Vous avez compris 😉

Éloge de la difficulté — ou pourquoi est-ce aussi gratifiant de courir?

Je viens de mettre un point final à ce billet. Comme vous pouvez le remarquer, j’ai dû ajouter une nouvelle catégorie d’article au blogue: « philosophie ». Ce n’est pas trop mon style, ni ma spécialité d’écrire ce type d’article alors ne soyez pas inquiets, je n’en ferai pas une habitude. Je préfère généralement donner des faits plutôt que des opinions, mais dans ce texte, c’est tout ce que vous retrouverez: mon opinion.

J’aime courir parce que c’est difficile. Quand je cours, je peux me dire, je cours, donc je suis en vie. Ça fait mal. Parfois je sens mes poumons qui brûlent… et j’aime ça. Pas toujours sur le coup (sauf dans les très bonnes journées), mais toujours après.

Je pense qu’on sous-estime souvent les bienfaits de faire quelque chose de difficile:

1. Trois américains sur cent sont millionnaires. La plupart d’entre eux ont eux-mêmes payé leurs études universitaires ou ont eu des bourses de mérite ou ne sont tout simplement pas allé à l’université. Ensuite, lorsque ces millionnaires font des enfants, ils se disent: « j’ai eu de la difficulté à aller à l’école, je vais payer les études de mon fils/ ma fille pour l’aider »’.  Résultat? Un très faible pourcentage de leurs enfants deviennent millionnaires. Ça semble paradoxal à première vue, mais en y pensant bien, c’est logique : être dans l’adversité amène à se dépasser.

2. Le record canadien sur marathon n’est pas tombé depuis 1975. Ce record fût couru par Jerome Drayton, un homme qui avait un travail à temps plein et qui devait s’entraîner le matin et le soir. Pas idéal me direz-vous. Pourtant, son record tient depuis un bon bout de temps, même devant des athlètes qui s’entraînent à temps plein… Jerome n’est pas le seul exemple d’athlète qui a réussi à être exceptionnel malgré plusieurs contraintes. Ne venez donc pas me faire pleurer sur le sort des athlètes qui doivent travailler et s’entraîner en même temps. Je ne dis pas que c’est facile. Je dis seulement qu’être dans l’adversité amène à se dépasser.

3. Lorsque j’étais à l’université, j’étais  »dans le jus ». Lorsque l’an dernier j’ai démarré le Défi Entreprises, je me suis dit que l’université c’était rien et que ÇA, c’est être vraiment occupé. Cette année, le Défi Entreprises est 5 fois plus gros que l’an dernier et je me dis que l’an dernier c’était rien et que ÇA c’est être vraiment occupé.  Dans notre vie professionnelle, je pense qu’on devient seulement aussi bon que nécessaire…

Parfois je me demande comment des chefs d’entreprise font pour être aussi performants. Je pense que c’est en parti parce qu’ils y sont arrivés par étape et en parti parce qu’ils n’ont pas le choix. L’adversité les a amené à se dépasser.

4. Les éthiopiens et les kenyans dominent le monde de la course à pied en ce moment. Ils ont certainement une excellente génétique et ils s’entraînement à courir en bas âge. Par contre, un facteur qui est souvent sous-estimé c’est que pour eux, courir vite et gagner des sous dans un marathon, c’est probablement la seule façon d’améliorer leurs conditions de vie. Disons que c’est une motivation supplémentaire, car l’adversité amène à se dépasser.

En gros, je pense qu’on fait fausse route lorsqu’on essaie de se donner tout facile. La facilité rend au pire médiocre, au mieux ordinaire. L’adversité crée l’excellence. Rendons notre vie un peu plus difficile. Exaltons-nous: suons, respirons et courons!