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Comment bâtir votre propre programme – le coeur de la séance

Le coeur de l’entraînement est la période plus ou moins longue et plus ou moins intense qui est située entre l’échauffement et le retour au calme. C’est la partie de l’entraînement qui sert un objectif.  Avant de parler de cette partie primordiale de l’entraînement, je voudrais vous présenter un petit graphique :

augmentation de l'intensité

Il a l’air bien simple, non?

Pourtant, il est utile pour gérer l’intensité et le volume d’entraînement lors d’une séance, lors d’un microcycle (généralement 7 jours) d’entraînement, lors d’un macrocycle (3 à 6 microcycles) d’entraînement, lors d’une planification annuelle et lors d’une planification sur plusieurs années (concordant avec les olympiques). En effet, ce modèle théorique permet de bien gérer l’intensité et le volume d’entraînement. D’abord, le corps est préparé doucement, puis vient la période d’entraînement intensive, puis finalement, on retourne au calme afin de bien récupérer. Même les plus grands athlètes ont parfois besoin de récupérer et c’est pourquoi nous nous servirons de ce simple tableau pour gérer le volume et l’intensité dans nos entraînements, nos microcycles, nos macrocycles, nos planifications annuelles, etc.

L’échauffement sert donc à se mettre progressivement dans une disposition mentale et corporelle pour être prêt à attaquer le coeur de l’entraînement. Le coeur de l’entraînement est particulièrement important, car c’est cette partie de l’entraînement qui répond à un objectif. C’est justement mon point aujourd’hui : lorsque vous sortez pour un entraînement, il est important d’avoir un objectif (si vous êtes un coureur qui aime améliorer ses temps). Je sais que cela peut paraître stupide, car l’objectif pourrait être  »courir », mais je pense qu’il est important de déterminer un but précis à notre entraînement. Mais qu’est-ce qui peut être un bon objectif? Plusieurs réponses sont possibles, en voici quelques-unes :

  • Pour s’amuser
  • Pour sa santé
  • Pour socialiser
  • Pour récupérer d’un autre entraînement
  • Pour améliorer sa vitesse
  • Pour améliorer sa puissance anaérobique
  • Pour améliorer sa capacité anérobique
  • Pour améliorer sa VAM
  • Pour améliorer son seuil aérobie
  • Pour améliorer son efficacité à vitesse de compétition
  • Pour améliorer son endurance
  • Pour améliorer sa technique de course
  • Pour améliorer sa concentration
  • Pour améliorer sa technique en côtes
  • Pour améliorer sa technique en sentier
  • Pour se vider l’esprit
  • Pour se libérer des tracas quotidiens
  • Pour prendre l’air avec ses enfants
  • Pour se concentrer sur sa fréquence de foulée
  • Pour se concentrer sur l’action de ses bras
  • Pour parcourir 8 kilomètres
  • Pour augmenter son kilométrage hebdomadaire
  • etc. etc. etc.

Il y a mille raisons pour lesquelles on peut aller courir, mais il est souvent plus efficace d’aller courir avec un objectif en tête. Personellement, je trouve qu’il est reposant de savoir pourquoi on court. Si je cours pour améliorer mon endurance et que mon objectif est de parcourir 10km afin de compléter mon kilométrage hebdomadaire, c’est clair et ça me permet de ne pas regarder mes temps. Si je désire améliorer ma VAM, avoir défini mon objectif auparavant est important, car ainsi, je risque moins d’arrêter parce que c’est trop difficile; mon but est justement de me faire dépasser. Se fixer un objectif pour sa séance est une bonne façon d’éviter que notre esprit nous joue des tours.

Bon entraînement! Le prochain billet sur le retour au calme sortira probablement la semaine prochaine. Ensuite, nous entamerons les différents types d’entraînement et nous verrons comment ils peuvent répondre aux objectifs qu’on se fixe à chaque sortie.

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Programmes d’entraînement de juillet

Je suis un peu à la dernière minute pour les mettre en ligne, mais voici les plans d’entraînement pour le mois de juillet. Je n’ai pas toujours accès à internet cette semaine alors s’il y a des modifications à faire, il se pourrait que cela prenne un peu de temps. Ce mois-ci, retour aux programmes sur 4 semaines. C’est la meilleure période si vous voulez augmenter votre volume d’entraînement hebdomadaire graduellement. Les entraînements deviennent un peu plus spécifiques selon vos distances respectives. J’espère que vous apprécierez vous entraîner vous entraîner selon ces programmes qui sont conçus pour vous permettre de bien performer au Demi-Marathon de la Côte de Beaupré ou au Marathon de Montréal. Pour plus d’information sur les programmes d’entraînement, vous pouvez consulter cette page.

10k

programme entraînement en vue du marathon de Montréal

Le mardi 26 juin: Il faut faire 6 fois la série suivante

2′ à 94% VAM puis 30 » de marche, puis 30 » à 101% VAM, puis 2 ‘ èa 60% VAM

 

21,1 km 

programme entraînement demi-marathon Montréal

Marathon

Programme d'entraînement marathon de Montréal

5 avantages de l’entraînement par intervalles

Aujourd’hui, j’ai donné une clinique sur la course à pied à la municipalité de Boischatel. Ce fût une belle expérience, nous avons eu beaucoup de plaisir. J’ai été un peu surpris d’entendre cette question :  » Pourquoi est-ce que je devrais faire des intervalles? ». Je me suis dit que c’est une bonne question et qu’elle mérite probablement un billet de blogue! Voici donc 5 avantages de l’entraînement par intervalles. Attention, je ne dis pas ici qu’il faut seulement faire des intervalles, loin de moi cette idée. Par contre, si vous vous entraînez régulièrement au même rythme, vous tirerez probablement plusieurs bénéfices de ce type d’entraînement.

1. Brise la monotonie

La motivation et la constance sont les clés du succès en course à pied. Une étude démontrait d’ailleurs que les sujets qui participaient aux entraînements par intervalles étaient plus motivés et plus positifs par rapport à leur séance que les sujets qui avaient eu à faire une séance en continue. Parfois, utiliser quelques petites accélérations permet de briser notre vitesse et de se sentir plus à l’aise. En gros, aller un peu plus vite, ça peut être  »le fun »!

2. Efficace

L’entraînement par intervalles est efficace parce qu’il permet de faire un plus grand volume d’entraînement à vitesse cible. Prenons un coureur qui a une VAM de 15 km/h (il l’a déterminé avec ce test). S’il veut travailler à 100% VAM, il peut faire une séance d’échauffement, puis démarrer son entraînement. S’il fait son entraînement en continu, il fera probablement autour de 5 minutes à 100% VAM (si tout va très bien). Par contre, s’il fait un entraînement par intervalles, il pourra probablement faire 10 x 1 minute à 100% VAM / 1 minute de marche. Il aura alors passé 10 minutes à 100% VAM, deux fois plus que s’il s’était entraîné en continu. Non seulement la deuxième séance est-elle plus facile mentalement, mais en plus, elle est plus bénéfique et le coureur en retirera plus d’améliorations.

3. Perte de poids

Une étude menée à l’Université Laval a montré qu’un programme de brèves séances d’entraînement par intervalles courts d’intensité très élevée (15 semaines seulement) s’accompagnait d’une plus grande perte de graisse qu’un programme de longues séances d’entraînement continu à intensité moyenne (20 semaines). Exprimée au prorata du nombre de calories dépensées, la perte de graisse du groupe d’entraînement à intensité élevée était neuf fois plus grande que celle du groupe à intensité moins élevée. L’avantage de l’entraînement par intervalles courts s’expliquerait par une plus grande combustion de gras et une diminution sensible de l’appétit dans les heures qui suivent les séances. (Source: kino-Québec)

En français, cela veut dire que si quelqu’un dépense 100 000 calories en faisant de l’entraînement continue et que cela lui permet de perdre 1 kg, il perdra 9 kg s’il dépense 100 000 calories en faisant de l’entraînement par intervalles. C’est un peu tiré par les cheveux, mais en gros, on comprend que c’est plus facile de perdre du poids en incluant des entraînements par intervalles une ou deux fois par semaine.

4. Améliore la technique de course

Je n’ai pas d’études sur ce point, mais il me semble qu’il ne peut pas y avoir d’exercice plus spécifique pour la technique de course que de courir vite. Plus on court vite, plus les forces d’impact augmentent. La foulée doit s’allonger et l’amplitude de mouvement doit augmenter. Tout cela fait que le corps, puisqu’il veut rester efficace, va effectuer des changements afin d’améliorer son efficacité énergétique. C’est un peu comme une séance de musculation très très spécifique. C’est une bonne façon de gagner de la force musculaire et de la flexibilité spécifique à la course à pied.

5. Améliore la capacité à gérer sa vitesse

Si vous vous entraînez toujours à la même vitesse, lorsque vous arriverez en compétition, qu’advientra-t-il? Oui, vous allez partir trop vite parce que vous ne savez pas quelle vitesse correspond à chaque distance et surtout vous ne savez pas trop quel effort vous pouvez tenir sur telle distance. En pratiquant des vitesses variées, il devient possible, sans regarder sa montre, de savoir environ à quelle vitesse on court et cela facilite grandement la gestion de l’effort.

Voilà, l’entraînement par intervalles, il ne faut pas en abuser, mais c’est certainement plein d’avantages! Bon intervalles! Si vous cherchez un plan d’entraînement qui inclut des intervalles, vous pouvez suivre ceux de Course à pied.ca qui vous prépareront au Demi-Marathon de la Côte de Beaupré et au Marathon de Montréal.

Dévoillement des 5 ambassadeurs du Demi-Marathon de la Côte de Beaupré

Voilà, c’est fait, nous avons choisi nos 5 ambassadeurs qui recevront un t-shirt et une inscription gratuite au Demi-Marathon de la Côte de Beaupré. Sans plus tarder, voici nos 5 heureux élus:

1. Rino Lagacé

Pas de blogue, mais initiateur et administrateur du groupe  »Courir avec les amis facebook – à Québec  ». Je suis premierement passionné d’activité physique …Mais particulièrement de la course à pied depuis plus d’un an . J’ai fait un groupe facebook ( courir avec les amis facebook à québec ) afin de partager de l’information et d’échanger avec d’autres passionnés de course à pied ou en raquettes  et aussi pour qu’on puisse organiser des sorties de course entre amis . Je suis toujours prêt à aider et conseiller les nouveaux coureurs dans leurs démarches.

Jennifer Dumoulin

Ambassadrice du demi-marathon de la Côte de Beaupré, Jennifer Dumoulin

J’anime le blogue To run with the Gaels. J’ai commencé à courir il y a trois ans, mais, il y a un an, j’ai commencé à courir très sérieusement. Depuis ce temps, j’ai commencé un groupe de coureurs durant l’heure de midi à mon travail et j’ai aussi agit comme un instructeur avec le Coin des Coureurs pour un groupe de 5K et 10K. Pour moi, courir c’est vivre. J’espère encourager d’autres personnes à devenir des coureurs et à changer leurs vies.

François Drouin

ambassadeur du Demi-marathon de la Côte de Beaupré, Francois Drouin

J’anime le blogue Courir pour exister. J’aime partager mon expérience de course à pied à tous les niveaux: mon histoire, mon entrainement, mes compétitions et mes amis coureurs. Je suis un hyper motivé de la course à pied depuis 33 ans maintenant. En 1981, lorsque je me suis préparé pour mon premier marathon, je savais que j’avais trouvé quelque chose que je ferais toute ma vie. Lorsque j’ai décidé d’écrire un blog en 2011, le but était de vous transmettre cette motivation pour la course à pied.

Vincent Ostiguy

C’est un passionné de la course à pied qui inspire la plus grande admiration. Il a été l’instigateur d’un groupe de course pour l’événement Bouge pour la Croix-Rouge! C’est le nouveau rendez-vous solidaire des Québécois et Québécoises ayant pour objectif d’amasser des fonds permettant à la Croix-Rouge de poursuivre sa mission de venir en aide aux sinistrés.

Frédéric Savard

ambassadeur du Demi-Marathon de la Côte de Beaupré, Frédéric Savard

Frédéric Savard, 27 ans, originaire de Saint-Joachim-de-Montmorency… Je suis actuellement journaliste pigiste au Journal L’Autre Voix et travaille régulièrement au Gym Ultra à Ste-Anne-de-Beaupré! L’entraînement physique et la santé sont des priorités pour lui! C’est un gars énergique et passionné, passion qui trouve son refuge le plus confortable dans la pratique de toutes sortes de sports! Marche, vélo, raquette, badminton, golf… Rien de plus vrai que l’adage «Un esprit sain, dans un corps sain!».

Nous sommes fier de nous faire représenter par ces personnes dans les prochains mois et nous vous attendrons prochainement au DMCB! Course à pied.ca est fier de faire ce pas pour aider le sport amateur et récompenser des portes paroles qui le méritent tant.

Reid Coolsaet se prépare pour les J.O.

En attendant un post plus complet qui fera un retour sur le Défi Entreprises, je vous présente 2 vidéos sur mon athlète préféré, Reid Coolsaet. Si vous suivez ce blogue depuis quelques temps, vous savez probablement que j’admire Coolsaet parce qu’il prend le risque de courir avec les meilleurs, de se fixer des objectifs élevés et… que ça lui rapporte. Il va représenter le Canada lors des Jeux Olympiques de Londres prochainement.

79 jours avant les J.O., qu’est-ce qu’il fait? Il s’entraîne bien sûre!

Lors de ses début en course à pied, il a eu besoin de temps avant de briser la barre des 16 minutes sur 5km (comme moi). Il a ensuite investi beaucoup de temps et d’énergie (plus que moi) pour devenir le meilleur marathonien canadien en ce moment. Bravo. Dans son cas, efforts =  succès.

Sa nomination pour les J.O.

Let’s go Reid!

Le Demi-Marathon de la Côte de Beaupré dévoile son programme Ambassadeur

Dans la plupart des gros évènements de course à pied, c’est possible, si tu cours assez vite, d’avoir une inscription gratuite et peut-être même ton transport gratuit. C’est cool si tu cours vite. Pourtant, ce n’est pas parce que tu cours que tu es un bon ambassadeur de la course à pied. Ce n’est pas parce que tu cours vite que tu es généreux et inspirant.

Coureur rapide

Devant ce constat, on s’est dit qu’il fallait changer les choses et récompenser ceux qui donnent de leur temps aux autres coureurs. Ceux qui écrivent un blogue y passent généralement beaucoup de temps et le font avec le plus grand soin afin d’aider, de motiver et d’inspirer d’autres coureurs. Avec le programme Ambassadeur du Demi-Marathon de la Côte de Beaupré, c’est ces personnes qu’on veut remercier.

Nous choisirons donc 5 personnes qui recevront une inscription gratuite pour l’épreuve de leur choix au Demi-Marathon de la Côte de Beaupré. Nos critères pour la sélection sont les suivants:

  1. La qualité de votre blogue (si vous n’avez pas de blogue, appliquez quand même, on ne sait jamais)
  2. Votre dévouement envers la communauté des coureurs

Pour soumettre votre candidature, cliquez-ici.

Qu’est-ce qu’on demande en échange? Rien. Bien sûre ce sera apprécié si vous en parlez sur votre blogue avant et après, mais ce n’est pas obligatoire. On veut vous remercier de contribuer ainsi à notre sport, c’est tout!

Retour d’Ottawa

En fin de semaine dernière se déroulait le Marathon d’Ottawa. Au grand désarroi de plusieurs amis et coureurs, je participais au 5km.

Tu cours juste 5km, tu peux ne pas courir plus?

À cette vitesse là, pas vraiment.

Ah ok, c’est un sprint?

Si on veut.

Toujours est-il que je ne parlerai pas beaucoup de ma course, mais plutôt de ce qui entoure la course.

Les chaussures

Dans mon post sur le marathon de Boston, j’exprimais qu’à Boston, les gens ne portent pas vraiment les mêmes marques qu’ici à Québec. Eh bien, le marché d’Ottawa ressemble pas mal plus à celui de Québec! Pratiquement pas de Newton, beaucoup de Asics et de plus en plus de chaussures minimalistes. Ce week-end j’ai vu au moins 4 coureurs pieds-nu (je ne pense pas que cette tendance va gagner beaucoup de traction), mais beaucoup de chaussures minimalistes.

Vite de même, je pense que ça aide les gens à mieux courir. La plupart de ceux qui portent des chaussures minimalistes courent adéquatement. Pourquoi? Deux choses se produisent selon moi :

  1. Une partie de ceux qui changent pour des chaussures minimalistes adaptent leur foulée (consciemment ou inconsciemment) et courent ‘’mieux’’.
  2. Une autre partie (probablement moins de gens) de ceux qui changent de chaussures ne modifient pas leur foulée et augmentent leurs chances de se blesser. Une fois blessés, ils retournent à leurs anciennes chaussures.

Comment courir?

Selon moi, pas besoin d’être un génie pour commenter la technique de course de quelqu’un. Si on voit que c’est un peu bizarre, ce n’est probablement pas bon. J’ai regretté de ne pas avoir eu ma caméra, parce que j’en ai vu de toutes les couleurs. Du gars qui court à 120 pas par minute en faisant des bonds de kangourou jusqu’à celui qui court replié sur lui-même, comme s’il avait un ballon de football à protéger.  Le problème qui me revient toujours avec la technique de course (observée par les yeux), c’est qu’elle n’est pas un bon prédicateur des performances. J’ai vu du monde bien courir et finir leur 10k en 60 minutes, alors que j’ai vu des gens mal courir et finir leur 10k en 35 minutes.

Alors, quelle est la part de la technique de course dans la performance? Dure à dire…

Je pense que plusieurs personnes ont reçu le conseil de courir sur le devant du pied et pas sur le talon. Selon moi, cet aspect de la technique de course est le résultat d’une technique adéquate et non un objectif à atteindre. En tout cas, certaines personnes ont probablement eu seulement ce conseil et courent… tout croche. Peut-être est-ce efficace (j’en doute), mais en tout cas ce n’est certainement pas élégant. J’aurais aimé prendre des vidéos pour vous montrer. On dirait que certains courent comme des poules…

Ambiance

Évidemment, il y a moins de spectateurs à Ottawa qu’à Boston. Ottawa a une belle ambiance quand même. L’ambiance est plus relaxe qu’à Boston, ce qui est quand même appréciable. Ce qui est plaisant aussi c’est qu’il est plus facile de trouver quelqu’un que tu connais à Ottawa. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de voir courir les gars de chez Trimes et Montréal Endurance.  Ça fait toujours plaisir de voir que ces gens existent pour vrai…

Ma course

Le 5 km part à 17h, c’est quand même tôt si tu arrives directement de Québec. Surtout si tu as fait une crevaison la veille et que tu le réalises le matin même… Ce fût une belle occasion de montrer que je sais changer une roue!

Au Marathon d’Ottawa, il y a des bourses pour le 10km et le marathon, ce qui explique que le niveau est moins relevé sur 5km et sur demi-marathon. Quand même, je trouve que ce n’est pas une raison pour que le premier  »Start corral » (zone de départ selon le temps) rassemble les coureurs de 25 minutes ou moins sur 5km. Il est d’ailleurs arrivé un fait plutôt cocasse au départ. Dany Racine, le futur gagnant de l’épreuve a demandé à la fille à côté de moi s’il pouvait se placer devant elle. Elle a répondu que ça la dérangeait et qu’elle ne le laisserait pas passer… Dany est donc parti juste à côté de moi, sur la 5e rangée environ. Pas besoin de vous dire que le départ fût dangereux. Il fallait tourner à gauche après environ 200m. Il s’est joué du coude et le tempo est parti VRAIMENT vite, afin de ne pas être pris dans le premier coin. À quel point sommes-nous partis trop vite? Je ne le sais pas parce qu’il n’y avait pas de bornes de kilométrage. Incroyable, non? Je suis un peu déçu. Toutes les autres distances avaient leurs bornes de kilométrage, sauf le 5km. Ça passe pour une course de campagne (même là…), mais pour le marathon d’Ottawa, il me semble que c’est un minimum. Finalement, j’ai eu une bonne course (j’ai battu mon objectif par 3 secondes et j’ai battu mon record personnel par 11 secondes) et je suis très satisfait!

Cette semaine, il y aura une grosse annonce en ce qui concerne le DMCB (Demi Marathon de la Côte de Beaupré), restez à l’affût!

Le miracle

“The miracle isn’t that I finished. The miracle is that I had the courage to start.”

John Bingham

 

coureur fatigué

Pour plusieurs d’entre-nous, cette fin de semaine représente l’accomplissement de plusieurs mois de travail. Le plus important, c’est justement ce travail, la route parcourue jusqu’à maintenant, les entraînements sous la neige, sous la pluie froide d’avril, sous la chaleur des derniers jours. Vous êtes prêt? Bravo, vous avez fait votre  »travail ». Tout ce qui reste à faire, c’est laisser ce travail s’exprimer convenablement. Bravo à tous pour votre courage, le courage de s’inscrire avant de savoir si on va être prêt. C’est ce risque de l’échec qui fait qu’on peut être fier de nos accomplissements. Prendre le risque, c’est ça le miracle.

Kinvara 3 – la liberté

La chaussure Kinvara 3 vient tout juste de sortir en magasin, mais j’ai eu l’occasion de la tester depuis un mois environ. Merci à Saucony de m’avoir offert cette chaussure gratuitement et en avance, c’est très apprécié! Niveau style, je dois avouer que je n’aime pas trop les chaussures 2 tons en général. Par contre, l’effet de celle-ci est assez bien réussi. De toute façon je ne suis pas ici pour vous parler de l’agencement de la chaussure avec votre « top-avec-le-do- ouvert-des petites-rayures-sur-l’ épaule-gauche-et-mon-nom-brodé-en-bas ». Je laisserai ce plaisir à d’autres…

Voici les statistiques sur cette chaussure:

Poids : 7,7 oz

Dénivelé : 4mm

Hauteur avant: 19mm

Hauteur arrière : 23 mm

Extérieur de la kinvara 3

Avec mon pied à l’intérieur:

Largeur de la kinvara 3

Dans mon dernier article sur les chaussures minimalistesje critiquais certaines chaussures minimalistes dont l’avant-pied est trop flexible. Ici, je trouve que Saucony a trouvé un excellent juste-milieu entre flexibilité et sécurité. Sécurité dans le sens que je me sens en confiance en tournant un coin de rue, car je sais que mon pied restera par-dessus la semelle intercalaire. En même temps l’empeigne est assez souple pour bien s’ajuster à mon pied. La façon d’utiliser le Flexfilm est innovante et j’adore cette empeigne que je classerais dans les meilleures empeignes que j’ai eu l’occasion d’essayer, avec la MT 110. Bravo aussi à Saucony qui ont décidé de mettre plusieurs œillets pour les lacets et qui on fait descendre les lacets assez bas, ce qui permet de bien ajuster la chaussure.

différence entre l'empeigne du kinvara 3 et du kinvara 2

L’intérieur de la Kinvara 3 est fini avec une mince membrane de tissu assez confortable pour le pied. Je n’ai pas essayé de porter la chaussure pied-nu, alors je ne peux pas vous dire si c’est confortable ou non, mais je pense que ce serait possible. 

Talon de la kinvara 3

J’ai plié la chaussure à l’endroit où arrête la coupole qui sert à renforcer le talon. Je trouve que cette hauteur est parfaite. Plus bas que cela, le pied bouge un peu, plus haut que cela, on se sent coincé. En résumé, le haut de la Kinvara me va parfaitement.

La semelle intercalaire

La semelle intercalaire est assez coussinée pour ne pas sentir le sol, mais puisqu’elle a un faible dénivelé, elle permet d’arriver avec une foulée relativement naturelle. Dans le titre de l’article, je parle de liberté, c’est parce que la Kinvara 3 vous laisse libre d’atterrir comme vous voulez au sol. Si vous êtes habitué aux chaussures traditionnelles, vous trouverez que vous êtes capable de courir avec la Kinvara 3 en arrivant sur le talon et que cela ne cause pas plus de problème qu’avec vos anciennes chaussures. En même temps, si vous désirez modifier votre foulée, elle vous laissera atterrir plus mi-pied et cela sera aussi confortable. 

Dans ma vision des choses une chaussure minimaliste devrait donner assez de feedback pour qu’il soit difficile d’attaquer du talon.  Ce n’est pas le cas ici avec la Kinvara 3, on ne sent pas assez le sol pour qu’une mauvaise technique de course soit inconfortable. C’est pourquoi je qualifierais cette chaussure de  »chaussure de transition ». C’est une excellente chaussure pour quelqu’un qui veut courir avec des chaussures plus minimales, mais qui n’y est pas encore habitué. Si vous voulez travailler votre technique de course pendant les 10 premières minutes de votre entraînement, puis oublier la chaussure et relaxer, cette chaussure est faite pour vous. 

La semelle externe

La semelle externe de la Kinvara est fabriquée de façon à minimiser le poids. En effet, pour qu’une chaussure aussi épaisse soit aussi légère, il faut couper dans le caoutchouc de la semelle. 

Au niveau du talon, la semelle est parfaite. Juste assez épaisse pour donner de la durabilité et exactement au bon endroit: vers l’extérieur de la chaussure. À l’avant, je pense que 4 insertions de caoutchoucs supplémentaires aideraient à la durabilité. Pas un gros défaut, la semelle tient quand même bien le coup jusqu’à maintenant et la durabilité est améliorée par rapport à la Kinvara 2.

Différence entre semelle du kinvara 2 et du kinvara 3

Plaisir de courir

Lorsque la Kinvara 1 est arrivée sur le marché, elle était la seule chaussure de transition (pente minimale, coussin presque conventionnel) disponible. Maintenant, l’offre s’est diversifiée, mais la nouvelle empeigne permet à la Kinvara 3 de rester un des meilleurs (sinon le meilleur) choix en terme de chaussure de transition.

Bonne course!

La chaussure Kinvara 3 vient tout juste de sortir en magasin, mais j’ai eu l’occasion de la tester depuis un mois environ. Merci à Saucony de m’avoir offert cette chaussure gratuitement et en avance, c’est très apprécié! Niveau style, je dois avouer que je n’aime pas trop les chaussures 2 tons en général. Par contre, l’effet de celle-ci est assez bien réussi. De toute façon je ne suis pas ici pour vous parler de l’agencement de la chaussure avec votre « top-avec-le-do- ouvert-des petites-rayures-sur-l’ épaule-gauche-et-mon-nom-brodé-en-bas ». Je laisserai ce plaisir à d’autres…

Voici les statistiques sur cette chaussure:

Poids : 7,9 oz

Dénivelé : 4mm

Hauteur avant: 19mm

Hauteur arrière : 23 mm

Description : Extérieur de la kinvara 3

Avec mon pied à l’intérieur:

Description : Largeur de la kinvara 3

Dans mon dernier article sur les chaussures minimalistes, je critiquais certaines chaussures minimalistes dont l’avant-pied est trop flexible. Ici, je trouve que Saucony a trouvé un excellent juste-milieu entre flexibilité et sécurité. Sécurité dans le sens que je me sens en confiance en tournant un coin de rue, car je sais que mon pied restera par-dessus la semelle intercalaire. En même temps l’empeigne est assez souple pour bien s’ajuster à mon pied. La façon d’utiliser le Flexfilm est innovante et j’adore cette empeigne que je classerais dans les meilleures empeignes que j’ai eu l’occasion d’essayer, avec la MT 110. Bravo aussi à Saucony qui ont décidé de mettre plusieurs œillets pour les lacets et qui on fait descendre les lacets assez bas, ce qui permet de bien ajuster la chaussure.

L’intérieur de la Kinvara 3 est fini avec une mince membrane de tissu assez confortable pour le pied. Je n’ai pas essayé de porter la chaussure pied-nu, alors je ne peux pas vous dire si c’est confortable ou non, mais je pense que ce serait possible. 

Description : Talon de la kinvara 3

J’ai plié la chaussure à l’endroit où arrête la coupole qui sert à renforcer le talon. Je trouve que cette hauteur est parfaite. Plus bas que cela, le pied bouge un peu, plus haut que cela, on se sent coincé. En résumé, le haut de la Kinvara me va parfaitement.

La semelle intercalaire

La semelle intercalaire est assez coussinée pour ne pas sentir le sol, mais puisqu’elle a un faible dénivelé, elle permet d’arriver avec une foulée relativement naturelle. Dans le titre de l’article, je parle de liberté, c’est parce que la Kinvara 3 vous laisse libre d’atterrir comme vous voulez au sol. Si vous êtes habitué aux chaussures traditionnelles, vous trouverez que vous êtes capable de courir avec la Kinvara 3 en arrivant sur le talon et que cela ne cause pas plus de problème qu’avec vos anciennes chaussures. En même temps, si vous désirez modifier votre foulée, elle vous laissera atterrir plus mi-pied et cela sera aussi confortable. 

Dans ma vision des choses une chaussure minimaliste devrait donner assez de feedback pour qu’il soit difficile d’attaquer du talon.  Ce n’est pas le cas ici avec la Kinvara 3, on ne sent pas assez le sol pour qu’une mauvaise technique de course soit inconfortable. C’est pourquoi je qualifierais cette chaussure de  »chaussure de transition ». C’est une excellente chaussure pour quelqu’un qui veut courir avec des chaussures plus minimales, mais qui n’y est pas encore habitué. Si vous voulez travailler votre technique de course pendant les 10 premières minutes de votre entraînement, puis oublier la chaussure et relaxer, cette chaussure est faite pour vous. 

La semelle externe

La semelle externe de la Kinvara est fabriquée de façon à minimiser le poids. En effet, pour qu’une chaussure aussi épaisse soit aussi légère, il faut couper dans le caoutchouc de la semelle. 

Description : https://chaussuresdecourse.files.wordpress.com/2012/05/img_00831.jpg

Au niveau du talon, la semelle est parfaite. Juste assez épaisse pour donner de la durabilité et exactement au bon endroit: vers l’extérieur de la chaussure. À l’avant, je pense que 4 insertions de caoutchoucs supplémentaires aideraient à la durabilité. Pas un gros défaut, la semelle tient quand même bien le coup jusqu’à maintenant.

Plaisir de courir

Lorsque la Kinvara 1 est arrivée sur le marché, elle était la seule chaussure de transition (pente minimale, coussin presque conventionnel) disponible. Maintenant, l’offre s’est diversifiée, mais la nouvelle empeigne permet à la Kinvara 3 de rester un des meilleurs (sinon le meilleur) choix en terme de chaussure de transition.

Disponible chez Fradette Sport Place de la Cité au prix de 129,99$.

Bonne course!

Nous sommes dans l’enfance des chaussures minimalistes

La semaine dernière, un journaliste a écrit que la crise étudiante amènerait le Québec  »à maturité ». Je ne veux absolument pas parler du conflit étudiant ici, mais ça m’a fait réfléchir sur la conception des chaussures. Certaines compagnies de chaussures font des minimalistes depuis un certain temps, mais la plupart d’entre-elles en font seulement depuis 2 à 3 ans seulement. Mon point de vue est que les chaussures minimalistes peuvent encore beaucoup s’améliorer dans leur design, leur performance et leur durabilité. Surtout, je m’interroge sur la pertinence de certaines caractéristiques proposées par les fans des chaussures minimalistes.

Le moins de structure possible dans l’empeigne

Pourquoi? Pourquoi l’empeigne de la chaussure devrait-elle être extrêmement flexible?  L’objectif de l’empeigne est de tenir le pied par-dessus la semelle, si  elle ne répond pas à son objectif, elle échoue sa mission. Je suis bien d’accord que le fit d’une chaussure devrait être  »anatomique » (mot utilisé à toutes les sauces), en ce sens que la forme de la chaussure devrait avoir à peu près celle d’un pied et non une forme symétrique. Voici un dessin de Brooks qui explique bien ce que je veux dire:

Last anatomique vs last traditionnel

La forme de chaussure traditionnelle (à droite) ne laisse pas le pied dans sa forme naturelle et comprime les orteils, alors que la forme de pied à gauche respecte la forme naturelle d’un pied. Je suis d’accord que la forme de gauche est plus confortable en général et je pense que c’est une amélioration que de donner cette forme à une chaussure. En plus, une telle forme laisse le pied prendre sa forme naturelle et on peut penser que ça peut peut-être prévenir les blessures. Par contre, je ne vois pas l’intérêt de créer une chaussure dont l’empeigne est extrêmement molle. Est-ce qu’une empeigne un peu rigide affaiblie le pied? J’en doute. Par contre, ce dont je suis persuadé, c’est qu’une empeigne molle peut mener à des ampoules et à un inconfort lors des virages, des entraînements sur piste et, à la limite, lors des entraînements sur le côté d’une roue assez cambrée. Ce dont je suis aussi persuadé, c’est qu’une empeigne trop molle donne un feeling instable à la chaussure.

Pas de renfort de talon

Ça semble être le nouveau  »trip ». J’ai 3 paires de chaussures minimalistes et aucune n’a un renfort en plastique dans le talon. Le tissu est un peu rigide à l’arrière, mais rien de plus. C’est bien pratique lorsqu’on veut mettre la chaussure dans une valise, ou qu’on essai de la rouler comme un escargot. Ça fait une belle pub, une chaussure roulée sur elle-même. Est-ce que ça aide à courir plus vite? Est-ce que ça aide à éviter les blessures? J’ai un énorme doute là-dessus. Quel est l’avantage de ne pas avoir de renfort de talon? Tout ce que je vois, c’est un inconvénient lorsqu’on effectue un virage serré.

Une cage à orteil large

Oui, c’est probablement préférable que la cage à orteil soit assez large. Par contre, ce n’est par contre pas un avantage d’avoir une cage à orteil trop large. C’est quoi assez large selon moi? C’est assez large pour ne pas se sentir comprimé, même lorsque je mets tout mon poids sur un seul pied.

Les lacets ne doivent pas descendre bas

Ni la Clinique du Coureur, ni Pete Larson n’ont parlé des lacets. Pourtant, il semble que certains compagnies ont décidé que les lacets ne doivent pas descendre trop bas sur une chausure minimalistes. Sur deux de mes chaussures minimalistes, les lacets sont seulement positionnés jusqu’à environ la moitié du pied. Ça empêche d’ajuster le fit de l’avant-pied à son goût et à son propre pied. Ce sera à travailler dans les prochaines éditions de ces chaussures.

Et maintenant?

J’aime les chaussures minimalistes. Je sens que ma foulée est plus efficace avec ce type de chaussure. J’aime aussi les racers et je crois que les concepteurs de chaussures minimalistes devraient s’inspirer un peu plus des racers lorsqu’ils créent une nouvelle chaussure minimaliste. Voici ce qui serait une chaussure minimaliste idéale selon moi:

description de la chaussure minimaliste parfaite

En rouge, les zones que je solidifierais: les deux côtés de l’avant-pied et le talon. En bleu, la zone où j’installerais des lacets. La chaussure resterait assez légère, avec un drop minimal, flexible et près du sol. Par contre, je crois que les compagnies sont allées trop loin dans le  »non-support ». Je ne suis pas inquiet que bientôt, les chaussures minimalistes entreront dans l’adolescence et deviendront plus matures et mieux construites.

Encore une fois, j’aimerais avoir des statistiques ou des études, mais malheureusement, il faudra se contenter de mon opionion. Et vous, qu’en pensez-vous, avez-vous aussi rencontré ces problèmes?