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Bâtir son propre programme – L’échauffement

Si vous êtes comme moi, probablement que plusieurs personnes vous ont dit (et vous disent) de bien vous échauffer avant un entraînement. Sur quoi est basé cette recommandation? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui. Dans un premier temps, je présenterai la science autour de l’échauffement, puis je ferai quelques recommandations sur la façon de conduire votre échauffement. Finalement, je vous suggérerai un protocole à utiliser. Vous aurez ensuite les connaissances nécessaires pour vous bâtir un échauffement qui vous convient et avec lequel vous êtes à l’aise.

Afin d’alléger le texte et parce que je pense que ça se prête mieux à la forme web, les références seront sous forme de lien, plutôt que sous la forme de chiffres qui renvoient au bas de la page.

Que se passe-t-il lorsqu’on s’échauffe?

1. Augmentation de la circulation sanguine et mise en place des systèmes énergétiques

Le corps est un peu comme une machine, il a besoin de temps pour mettre en place les différents mécanisme qui lui fourniront de l’énergie. Lors de course de longue distance, l’énergie vient en grande partie de mécanisme aérobie. Ce système utilise le glucose sanguin, mélangé à de l’oxygène, pour produire de l’énergie et prend quelques minutes à mettre en place. Si vous démarrez une compétition sans échauffement, votre corps n’a pas encore mis en place les mécanisme qui lui permettront d’utiliser le ce système pour produire de l’énergie. Vous utiliserez donc vos réserves anaérobiques pour produire de l’énergie. Si vous débutez un marathon, ce n’est pas vraiment un problème, car vous ne partirez pas assez vite pour utiliser une grande partie de ces réserves. Par contre, sur une distance de 5km, il est important d’avoir mis en marche ces systèmes si on veut bien performer.

2. Augmentation de la température corporelle

Nos muscles fontionnent mieux lorsqu’ils sont chauds. Certaines expériences ont déterminées qu’une augmentation de 1 degré de la température corporelle peut augmenter l’efficacité des mécanismes physiologique par 13%. Évidemment, on ne note pas une telle augmentation dans la réalité de la performance.  Une hausse de la température corporelle a une influence positive sur l’efficacité énergétique, probablement par une amélioration des mécanismes physiologiques et par une diminution de la viscosité intra-musculaire. Par contre, il faut aussi se souvenir qu’une température interne élevée est un facteur limitant de la performance humaine. Il faut donc trouver un juste milieu entre une température trop basse et trop élevée.

3. Amélioration des synergies musculaires

L’échauffement, surtout s’il est spécifique au sport pratiqué, permet de faire à quelques reprises les mouvements qui seront à effectuer lors de l’épreuve. Les pratiquer un peu avant l’épreuve permet de se sentir plus à l’aise, surtout si les mouvements sont faits dans une amplitude de mouvement plus grande que ce qu’on aura à faire en compétition (par exemple, exercices ABC, voir plus loin). Cela permet de se sentir plus relaxe et  »libéré ».

Maintenant, pourquoi s’échauffer?

Réduction des blessures

C’est un point un peu nébuleux. Rien ne semble certain. Même les revues de littératures sont contradictoires ou peu concluantes. Quand même, il est de plus en plus clair qu’il n’est pas recommandable de s’étirer avant un entraînement. On ne s’étire pas avant, car cela peut fragiliser le muscle, ne prévient pas les blessures et pourrait amoindrir les performances.

Est-ce qu’un échauffement dynamique prévient les blessures? Ce n’est pas certain, mais la tendance montre que oui. Toutefois, la plupart des études portent sur d’autres sports que la course à pied. Je n’ai pas trouvé de revue de littérature spécifique à la course à pied. Si vous en avez une, ça me ferait plaisir de la lire.

Amélioration des performances

Il est assez clairement démontré que l’échauffement améliore la performance. En tout cas, s’il n’améliore pas la performance, il n’est certainement pas néfaste pour la performance. Cette amélioration de la performance vient en partie d’une augmentation de l’oxygénation du muscle et des effets mentionnés ci-hauts.

La question est de savoir jusqu’à quand il faut s’échauffer. Est-ce qu’il faut faire un léger échauffement ou plutôt se pousser un peu afin d’augmenter encore plus notre température corporelle? Une étude suggère de s’échauffer un peu en deça du seuil anaérobique (autour de 80% VAM, généralement). Une autre étude suggère qu’un échauffement léger permet un plus grande production de force au départ d’une compétition.

Il faut donc trouver le protocole qui fait le meilleur équilibre entre l’amélioration des synergies musculaires qui nécessite une grande amplitude de mouvement, une augmentation de la température des muscles qui seront sollicités tout en gardant la température interne assez basse pour ne pas affecter notre performance à moyen terme.

Concentration

L’échauffement est un moment parfait pour se préparer mentalement à la compétition. Il est temps d’établir un plan de course si ce n’est pas encore fait. Il faut aussi réviser nos objectifs selon la température et le parcours. Si on fait notre échauffement avant un entraînement, l’échauffement sert de tampon entre les soucis de la vie quotidienne et l’entraînement. Il faut pouvoir se concentrer à 100% sur la tâche à réaliser dans les prochaines minutes.

Récupération

Un bon échauffement pourrait aider à récupérer et à éviter les courbatures post-entraînement.

Quelques recommandations:

– Déterminer un protocole d’échauffement qui vous convient lors des entraînements et utiliser exactement le même protocole avant une compétition.

– S’échauffer plus longtemps si l’épreuve qui s’en vient est courte et intense. On peut viser autour de 30 à 45 minutes d’échauffement pour un 5km et moins de 15 minutes pour un marathon.

– Faire un échauffement complet avant les entraînements par intervalles et les compétitions. L’entraînement avant les sorties à faible intensité peut se limiter à démarrer l’entraînement doucement.

– Préparez-vous des mots-clés pendant votre échauffement qui vous serviront à passer au travers des moments plus difficiles pendant votre entraînement / compétition.

– L’intensité des exercices devrait être croissante au cours de l’échauffement : jogging léger, puis exercice spécifiques, puis accélérations (voir protocole ci-bas).

– Réduire l’échauffement en fonction de la température. Plus il fait chaud, moins il est nécessaire de s’échauffer.

Protocole d’échauffement recommandé

  1.  Jogging léger ou alternance marche-course (selon votre niveau) de 5 à 30 minutes.
  2. Exercices de prévention des blessures et de renforcement ( marcher sur les talons,  marche en fente, plyométrie de faible intensité, carioca, etc. )
  3. Exercices spécifiques à la course à pied (ABC pendant 50m chacun)
  4. Accélérations progressives sur environ 50m. Vous accélérez très progressivement jusqu’à 90% de votre vitesse d’entraînement/compétition.  Lors de la 2e accélération, vous vous rendez jusqu’à 100% de votre vitesse d’entraînement/compétition et lors de la 3e accélération, vous vous rendez jusqu’à 110% de cette vitesse. Par exemple, si vous voulez courir votre course de 10km à 10km/h, vous faites votre première accélération jusqu’à 9km/h, la 2e jusqu’à 10km/h et la 3e à 11km/h.

J’espère que ces conseils vous aideront à mieux vous échauffer et vous permettront de bâtir vous même votre propre routine pré-entraînement ou pré-compétition. Si cela vous a aidé, nous vous invitions à partager cet article avec vos amis coureurs afin que le plus de gens en profitent. Si vous avez aimé cet article, vous pouvez nous remercier en participant à un de nos deux évènement: Le Demi-Marathon de la Côte de Beaupré ou le Défi Entreprises. Pour vous joindre à la discussion, joignez notre groupe Facebook. Bonne course!

Course de la Tribu: Une vraie équipe!

Habituellement la course à pied est un sport individuel mais si vous voulez gagner la course de la Tribu vous vous devez d’être un bon joueur d’équipe. Probablement que vous être en train de vous demander: «Mais c’est quoi ça la course de la tribu?» Et bien voilà, il s’agit d’une course a relais sur 250 km entre Montréal et Québec, par équipe de 5. Chaque coureurs doit faire 5 fois 10 km et il n’y a pas de pause (ou presque). Une fois le 10 km terminé, le prochain coureur part sur-le-champ un peu comme le 4x100m aux Jeux Olympique, mais en plus long, plus lent et beaucoup plus prestigieux.  Je courais avec la fameuse Team Fradette Sport composé de 5 valeureux guerriers: Jérôme Riou, Marcel Riou, Frédéric Bouchard (moi), Daniel Riou et Yves Lefrançois.

Samedi matin a 11:28 exactement la course a commencé, j’étais le premier coureur à m’élancer pour mon 10 km. J’avais en tête de le faire assez relax parce que cette course ne se gagne certainement pas dans les 10 premiers kilomètres. Dès le 4 kilomètres les problèmes surviennent!  Et oui, trop confiant et peut-être même inconscient, je n’avais pas regarder le plan qui nous expliquait le trajet à suivre, donc ce qui devait arriver arriva, je suivais le peloton de tête à une centaine de mètres sans me soucier de rien je passe sous un viaduc (je sais à Montréal passer sous un viaduc, c’est risqué) et on me cri de tourner à droite, mais en fait la bonne direction c’était à gauche, j’ai donc fait un  détour d’environ 200m, une erreur pas trop grave, car 3 autres équipes avaient prit la mauvaise direction. Après avoir prit la bonne direction je m’engage sur un pont assez long et c’est là que les vrais ennuis ont commencés. La chaleur était accablante! Certains sont assez tolérant.. et bien pas moi! Les jambes étaient lourdes, je suais à grosses gouttes et je perdais des positions. J’ai dû lever le pied pour les 5 derniers km.  Team Fradette était alors en 10e position. Je donne le relais à Marcel qui part comme une flèche même si la semaine précédente il avait couru  le marathon de Rimouski et que la semaine précédente il avait couru le marathon de Montréal. Les relais se suivent et les coureurs de mon équipe font leur travail et nous replace en 3e position voici le classement après 5 relais:

1- 3h34m37s Poney Express
2- 3h37m28s Med Runners
3- 3h37m33s Fradette Sport
4- 3h37m48s La Locomotive

(suite par Daniel Riou)

Voici un petit vidéo dans lequel je résume nos premiers 50km:

Les kilomètres 50 à 100 passent relativement facilement. On passe les kilomètres en rattrapant toujours un peu de retard sur les autres équipes. Jérôme a beaucoup de plaisir à passer au travers du festival de la galette torse nu! Fred, Yves, Marcel et Daniel font des performances honnêtes… Seul problème, nous avions 2 autos (cela est interdit). On avait pas vraiment le choix, l’auto de Yves étant déjà à Montréal… On écope donc de 15 minutes de pénalités. Un peu triste, mais bon, il n’y a pas mort d’homme! La première neutralisation arrive après 120km. Malgré notre pénalité de 15 minutes, nous sommes en 3e position à environ 11minutes de la tête… Cela veut dire que nous avons parcouru la première moitiée du parcours 4 minutes plus vite que nos les premiers… Ce qui est plaisant dans cette course, c’est que tout peut arriver. Nous avions la chance de compter 4 marathoniens dans notre équipe. En effet, seule Jérôme n’a jamais fait de marathon… Par contre, il a, comme moi, participé à plusieurs tournois de badminton (dans lesquels on enchaîne généralement, 6 à 7 matchs de 30 minutes dans une journée, 2 à 3 jours de suite…). Je considère qu’on a donc un avantage: tout le monde dans notre équipe sait que cette course ne se joue pas dans les 120km. En effet, cette course est plutôt une histoire de nuit. Comment allez-vous réagir lorsqu’on vous réveille à 2h du matin pour aller courir 10km? Serez-vous capable de manger et de boire assez pour restituer vos réserves tout au long du parcours?

C’est ce que nous allions voir dans les prochains 130k…

Bon, ça peut premièrement donner des moments cocasses:

Mais c’est généralement assez difficile. Il fût difficile (en tout cas pour moi) de manger suffisamment pour refaire mes réserves énergétiques. Je n’avais aucunement envie de manger ou de boire. Meilleure coup de la fin de semaine: j’ai acheté au dépanneur une caisse de 12 cokes… qu’on a bu au complet! Je ne pensais pas, mais le coke, avec son bon goût (comparé aux boissons pour sportifs) aide à rester un peu hydraté. Merci aussi aux brownies à Fred qui goûtent tellement bon qu’ils se mangent sans faim 🙂

On court donc toute la nuit, sans relâche. On grignotte tranquillement des minutes à nos adversaires. Surprise de la nuit: Fred sort une grosse perfo lors de son 4e 10k. Il s’était gardé du jus! On continue donc jusqu’au km 200, où il y a une deuxième neutralisation. Problème cette fois-ci: au contraire de la première neutralisation, ici, pas de dépanneur, pas de subway… Juste un champ pour aller aux toilettes et aucun endroit où acheter de la nourriture. On fait donc une sieste, comme faire une sieste se peut lorsque 5 coureurs et 2 supporteurs se couchent dans une Dodge caravan… Disons que la nuit a été courte, dans mon cas, 10 minutes… On repart donc. Tout le monde à ce moment est fatigué et en a un peu assez… Sauf Fred, notre coureur de nuit. Je lève d’ailleurs mon chapeau à Fred, qui après avoir offert 3 10km «ordinaires» a su se relever et terminer en champion.

«Tu as le droit de te reposer, mais pas d’arrêter»

Il faut dire que Fred était jumelé au plus fort coureur des ponys express, l’équipe en première position à ce moment (nous sommes 4 secondes derrière eux). Pour le dernier 10km, Fred nous offre toute une perfo: il commence par suivre le coureur des ponys express, puis le passe en haut d’une côte! Je suis estomaqué par la performance, j’ai la larme à l’oeil, inspiré par ce guerrier. Voici ce que j’en pense

Et voici la fin de la perfo de Fred:

Ensuite, Marcel doit courir son dernier 10km. Lors de la dernière neutralisation, il a reçu un traitement à son mollet droit. Selon lui, il va peut-être arrêter après 6km… J’acquiesce, mais au fond de moi-même, je sais que ce n’est qu’une façon de s’enlever de la pression et qu’il est beaucoup trop orgueilleux pour arrêter. Je dirais même qu’il est trop orgueilleux pour se ménager… En fait, il sait que l’équipe compte sur lui, il ne se permettrait pas de nous laisser tomber… Regardez ce sprint final: trouvez-vous qu’il a l’air d’avoir mal au mollet?

Quand-même, grosse performance de notre vétéran!

Ensuite, vient le tour de Yves. Yves est, comme il le dit, celui qui «traîne le lunch». Par contre, c’est aussi celui qui s’est le mieux entraîné pour cette course, complétant d’innombrables 10km. Parfois, jusqu’à 3 dans la même journée, quelle patience! Gonflé à bloc par la compétition d’équipe, Yves se fait rattraper, mais perd très peu de temps face aux autres équipes. Il fait tout pour garder la victoire possible! Il se fait mal, on le voit sur son visage, mais il complète son 10 km et en sort, il me semble, très heureux.

Ensuite, vient Jérôme. En mon for intérieur, je savais que Jé nous réservais une grosse performance. Avant son dernier 10k, il s’isole, écoute de la musique, se concentre. Se prépare à avoir mal, à tolérer la douleur. C’est étonnant, il semble savoir ce qui s’en vient, même si il n’a jamais couru plus de 30k. Son relais commence, il ne se donne aucun répit. Il reprend rapidement les 20-30 secondes de retard qu’on avait sur les autres équipes et part, seul en tête. C’est à lui que revient la tâche de monter la côte de cap-rouge. Il fait cela comme un chef en gardant un pace plus qu’honorable. On peut voir la souffrance sur son visage, mais il est dans la zone! Rien ne l’arrête. Voici la fin de son relais, il est épuisé!

Voilà, c’est à mon tour. Les gars m’ont mis la victoire sur un plateau d’argent, il ne me reste qu’à la cueillir. On a un peu d’avance, je pourrais «prendre ça relax».

Non.

Tous les autres ont souffert pour cette victoire d’équipe, je vais faire tout ce que je peux. En tant que capitaine, il me semble que c’est la moindre des choses. J’ai toujours gardé un peu de jus dans mes autres 10km, au cas où… maintenant, il n’y a plus de lendemain, il faut foncer! Je ne perd pas une seconde et sors ma plus grosse performance de la fin de semaine. Tout le long, j’ai mal, mais je me dis que les autres ont probablement eu aussi mal que moi en ce moment, que je vais le faire pour eux. Voilà le résultat:

Finalement, qu’en retires-t-on?

Yves:  Au-delà de la victoire, c’était vraiment hot de nous voir nous défoncer comme ça pour l’équipe!

Jérôme: Mais j’ai aussi connu ce qui a fait notre force : Mental toughness! Merci à tous à chacun de vous pour avoir détruit vos jambes comme des bons!

Fred: Si t’es pas premier, t’es dernier!

Daniel: Une chaîne est aussi forte que le plus faible de ses maillons… et bien cette fois-ci, nous n’avions pas de maillons faible!

Marcel: Je suis plus que fier de vous tous, vous m’avez donner de la jeunesse et de l’énergie tout au long.

C’est étonnant de voir que notre cerveau ne retient souvent que le bon côté d’une histoire. Que nous reste-t-il de cette course? Pour moi, un gros feeling du devoir accompli. Une semaine après avoir gagné le marathon de Rimouski, je n’avais rien à prouver. Par contre, en tant que capitaine, je voulais absolument faire tout ce qui m’était possible de faire pour donner la victoire à mon équipe.

Mission accompli

Fred Bouchard et Daniel Riou

Débat Kmag, réponse à François Lecot

François Lecot est un kinésiologue qui travaille actuellement à l’Université de Montréal. Premièrement, je dois dire que j’aime son approche scientifique. Il me semble qu’il pense, comme moi, que des exemples n’ont pas vraiment de valeur, et qu’on ne peut pas baser nos prescriptions sur des exemples. Voici une partie de son discours:

Il commence son discours en expliquant que la chaussure n’est pas un facteur déterminant dans la performance en course à pied. Bien sûre, elle peut influencer un peu la performance, mais pas autant que des facteurs plus déterminants comme le VO2 max… Je suis bien d’accord avec ce point, même si je considère que si je peux diminuer mon temps de 1% (chiffre hypothétique) sur 10km en changeant de chaussure, je le ferai sans hésiter.

Je trouve par contre que M. Lecot devrait aussi parler de l’influence de la technique de course sur la prévention des blessures. Encore une fois, il nous parle d’une «meilleure» technique de course, mais sans la décrire et surtout, sans dire ce que c’est. Une meilleure technique de course diminue le risque de blessures? Elle améliore les performances? Les 2?

Cela m’amène à parler d’une étude parue il y a quelques années. Ils ont suivi un coureur qui partait de Paris pour se rendre à Beijing en 161 jours (53k par jour, en moyenne). Ils ont remarqué que son patron moteur était devenu plus «smooth» après l’épreuve: moins de forces d’impact, fréquence de foulée plus élevée, moins de temps aérien. Par contre, son efficacité énergétique avait diminué de 6,2%…

Où est-ce que je veux en venir? La technique de course décrite par M. Lecot est-elle celle qu’a adopté cet ultra-marathonien ou si c’est plutôt celle qu’utilise des coureurs rapides comme Gebresselassie ou Tergat?

Vers quoi doit-on travailler? Cela influencera grandement le choix de la chaussure…

Finalement, il parle que la chaussure doit être confortable. Je ne peux être plus d’accord. Par contre, pour cela, je pense qu’il faut faire essayer plusieurs types de chaussures aux gens. Lorsque je conseille des chaussures, je sors souvent 3 chaussures de types différents: racer, light trainer, chaussure coussinée. Vous seriez surpris de voir combien de personnes trouvent que les chaussures légères sont plus confortables.

En conclusion, je trouve que son discours est très bon, même si il reste quelques points d’interrogation à mon avis… Sauf que des points d’interrogations, il en restera peut-être toujours…?

Débat Kmag, réponse à Anne-Marie David

Il y a quelques semaines s’est tenu un gros débat sur les chaussures de course à pied: minimalistes vs traditionnelles. Ce débat est devenu dans les dernières années aussi important que le débat crémeuse vs traditionnelle chez les amateurs de St-Hubert… Dommage que les chaussures de courses ne soient pas à volontés!

Alors, dans les prochaines semaines, je m’amuserai à écouter la présentation de chaque panelliste et je lui répondrai sur ce blog. Peut-être aurons-nous droit à une de leur réponse?

Madame David est une clinicienne. Elle a donc plusieurs exemples à nous montrer, ce qui est très bien. Par contre, ce que je me demande, c’est combien de personnes sont «hyperlaxes» ou font de l’«hyperpronation» sans être blessées? Bien sûre, elle retrouve une certaine partie de ces gens dans sa clinique pour les coureurs blessés, mais quelle est la proportion de gens qui font de l’«hyperpronation» et qui se blessent ? Quelle est la proportion des hyperpronateurs qui ne se blessent pas? Est-ce que la pronation prédit le risque de blessure? Je n’ai pas fait de recherche exhaustive, mais je n’en suis pas certain…

Ensuite, madame David explique qu’il faut travailler la technique de course avant de changer la chaussure… Comment travailler cette technique si on est pas encore certain de ce qui constitue une bonne technique? Et comment travailler la technique dans une grosse chaussure sans avoir de feed-back. Est-ce qu’on pourrait améliorer sa technique de tennis sans balle (sans feed-back)? Je ne le crois pas…

Là où j’abonde dans le même sens que madame David, c’est dans les chaussures trop molles… Plusieurs se blessent dans leurs chaussures usées, mais pas parce qu’elles manquent d’absorption, mais plutôt parce qu’elles sont déformées, que la mousse à l’intérieur est devenue plus basse d’un côté et qu’elle exagère les défauts biomécaniques de la personne. Tout cela arrive beaucoup plus rapidement dans des chaussures molles.

Qu’en pensez-vous?

Vidéo: Kilian Jornet

Peut-être que certains d’entre vous ne le connaissent pas encore, alors je vous présente Kilian Jornet! Une idole de trail running pour moi et probablement tous ceux qui ont/font de la trail. Je vous laisse découvrir ce personnage sympathique, vrai et authentique. Un vrai traileur!

Pourquoi aller dans une boutique spécialisée?

On a bien le droit de s’amuser un peu! Alors voici un petit vidéo à saveur humoristique qui vous montre pourquoi vous devriez aller dans une boutique spécialisée pour acheter vos chaussures de course. À moins que vous soyez à la recherche d’une chaussure qui vous donnera «une course plus biomécanique».

Bravo à l’acteur!

Finale du championnat du monde d’athlétisme

Cette semaine se tient le championnat du monde d’athlétisme en Corée. Voici le vidéo inspirant de la semaine, un come-back dans le dernier 400m d’un coureur pratiquement inconnu (même des fans les plus endurcis) sur le favori de l’épreuve, Mo Farah. Ce dernier s’entraîne maintenant aux États-Unis avec un groupe de coureurs de haut niveau et est coaché par une légende de la course à pied: Alberto Salazar.

Deux morales pour le vidéo:

1. Comme le dirait mon coach de badminton du secondaire: tout le monde est battable parce que de toute façon, tout le monde chie par le même trou…

2.  Comme l’a remarqué Pete Larsen sur runblogger.com, Jeilan augmente sa fréquence de foulée de façon impressionnante dans le dernier droit.

3. (je sais, j’avais dit 2, mais bon!) Ils vont tellement vite!

Imbrisable (unbreakable!)

Cette semaine, on vous présente le preview d’un film qui sortira cet automne et qui met en vedette 4 des meilleurs coureurs de trail longue distance au monde:

Anton Kupricka (New Balance)

Hal Koerner (North Face)

Geoff Roes (Montrail)

Kilian Jornet (Salomon)

Les réalisateurs ont recueillis des commentaires d’experts sur la course à pied, de leur famille, de leur copines, etc. Entre autres, Scott Jurek, qui a gagné 7 fois le Western State 100 mile donne son point de vue sur la course. Ensemble, ils nous donnent envie d’aller là-bas, faire un petit 160km dans des trails… disons qu’il me manque encore un peu d’entraînement, mais que ce serait un bel objectif à long terme!

Vidéo pseudo-scientifique

Quand j’ai vu cette vidéo la première fois, j’ai tout de suite été étonné. Étonné de voir des gens qui promettent encore des remèdes magiques. Ce vidéo est relativement bien fait pour convaincre les gens. Toutefois, un oeil averti trouvera vite plusieurs erreurs de d’argumentation

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la vidéo de la semaine

Pour rendre ce blog plus dynamique, j’ai pensé vous présenter, chaque semaine, un petit vidéo qui  inspire / relaxe / donne envie de courir / etc.

Pour ouvrir cette nouvelle rubrique, je vous présente Steve Jones, un coureur décrit comme une légende dans la vidéo. Pour être honnête, je ne connaissais pas ce coureur avant de voir la vidéo, mais ce qu’il a fait est inspirant. Surtout, la leçon qu’il nous donne s’applique à chacun d’entre nous, peu importe notre vitesse. «They told Steve Jones alot of things, what they didn’t tell him is how to loose»!