Archives de Tag: motivation

Simuler pour se motiver

Aujourd’hui à la radio de Radio-Canada, j’ai entendu parler d’une étude en psychologique qui parlait des nouveaux couples. Ils ont demandé à des célibataires de faire comme s’ils étaient totalement amoureux lors d’une séance de  »speed dating ». Le résultat? Ceux qui s’étaient  »forcés » à avoir l’air amoureux (regard prolongés, toucher la main) avaient 45% plus de chance d’avoir un deuxième rendez-vous que ceux qui n’avaient reçus aucune consigne spécifique. Comme quoi se forcer un peu peut-être bénéfique!

Ne vous inquiétez pas, Course à pied.ca n’est pas devenu une agence de rencontre. Par contre, peut-être qu’il est possible de s’inspirer de ces données pour nous aider à se motiver à courir? Si ça fonctionne pour les relations humaines, pourquoi ça ne marcherait pas pour notre amour de la course à pied?

J’ai souvent dit qu’on ne peut pas décider d’être motivé et que si on pouvait décider de l’être, tout le monde le ferait. Le problème c’est que c’est impossible. Par contre, il est parfaitement possible de faire semblant d’être motivé. Il semblerait qu’en se forçant un peu et en se mentant à soi-même, on augmente nos chances d’êtres motivés! Je crois que cela explique en partie pourquoi autant de personnes ont une montre GPS alors qu’elle n’ajoute rien au plaisir de courir, qu’elle ne diminue pas le risque de blessure et qu’elle n’améliorer pas vraiment les performances (un peu, indirectement). Tout ce que la montre fait, c’est mesurer. En investissant dans une montre à 150-300$, nous nous forçons à être motivé. Le même phénomène se produit lorsqu’une fille achète un top à 100$. Oui, elle veut être belle en courant, mais elle achète aussi un engagement dans la course à pied.

Certains me diront qu’ils n’ont jamais besoin de ces aides externes pour se motiver. Tant mieux pour eux! Par contre, le commun des mortels a parfois besoin d’un petit boost. Lorsque la vraie motivation n’est pas là, une option serait donc de la simuler en achetant une pièce d’équipement, en essayant un nouveau programme d’entraînement en se lançant un défi à soi-même (premier marathon, etc.) ou à un autre (plus de kilomètres en 1 mois).

Et vous, quels sont vos trucs pour vous motiver?  Avez-vous déjà fait semblant d’être motivé?

 

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Le wrap-up : 5 articles de grande qualité

Depuis lundi, j’ai un article qui me trotte dans la tête. Son titre? Éloge de la difficulté. Il porte bien son nom, car j’ai justement de la difficulté à bien l’écrire et à exprimer correctement ma pensée. Disons que cet article est comme une grande dame, il sait se faire attendre…

En attendant, voici 5 billets extrêmement intéressants que j’ai glané un peu partout sur le web.

  1. Steve Magness nous explique que prendre de la caféine avant un entraînement ou une compétition est pratiquement sans danger et peut être très bénéfique. Par contre, en prendre avant tous les entraînements peut occasionner des problèmes, notamment une fatigue généralisée du système nerveux et une fatigue de système immunitaire. Pour en lire plus, cliquez-ici.
  2. Pete Larson nous parle de l’effet de la fréquence des foulées sur le  »loading rate ». Le loading rate pourrait être la cause de certaines blessures, notamment les fractures de stress tibiales. L’étude part de la prémisse qu’on réduit notre  »loading rate » en augmentant notre fréquence de foulée. C’est effectivement la conclusion à laquelle vient l’étude: en augmentant de 15% la fréquence de foulée au-delà de la fréquence librement choisie, les participants ont réussi à diminuer leur  »loading rate ». Pour en lire plus, cliquez-ici. 
  3. Comment les champions de marathon s’hydratent-ils? N’importe comment… Pas au sens qu’ils se fient au hasard, mais dans le sens que les champions marathoniens ont tous leurs particularités. Certains boivent plus, d’autres boivent moins. Prenons Gebrselassie comme exemple: lors du marathon de Dubaï en 2009, il a bu 1,7 litre d’eau ( environ 0,85 litres à l’heure ), alors qu’il perdait 3,6 litres d’eau par heure!! Incroyable. Au total, il a perdu plus de 9% de son poids corporel en eau… L’idée de remplacer tous les fluides perdus en courant ne tient plus vraiment la route à la lumière de ces chiffres… Pour en lire plus, cliquez-ici.
  4. Je commence à devenir accro à ces vidéos inspirants:
  5. Combien de coureurs canadiens ont la possibilité de se qualifier pour les JO de Londres? Quelques-uns… On sait déjà qu’on a qualifié 3 marathoniens (Coolsaet, Gillis et Wykes), mais qu’en est-il des autres distances? Montréal Endurance a fait un résumé de la situation. Évidemment, le tout est relié à un organisme gouvernemental (Athlétisme Canada), alors ils se doivent de rendre cela compliqué. Pour en lire plus, cliquez-ici.

Motivation, réseaux sociaux et course à pied

Jusqu’à maintenant, le moment où j’ai été le plus fier de ce blog, c’est lorsque j’ai lu l’article de John Lofranco dans le magazine Canadian Running (pour voir la version électronique de l’article, cliquez-ici). Je voudrais d’abord le remercier d’avoir ainsi parlé de Course à pied.ca, c’est très apprécié. Il m’avait posé quelques questions et je savais qu’il préparait un article sur les réseaux sociaux et les blogs de course, mais je ne pensais jamais que l’article parlerait autant de ce blog. Merci John. C’est surtout un honneur de se retrouver dans la liste de 9  »must read blogs » à côté de  »stars » de la course à pied.

Je trouve que les réseaux sociaux sont des nouveaux outils extrêmement puissants. Je suis particulièrement étonné par le groupe Courir-Montréal sur Facebook. Chaque jours, des dizaines de coureurs vont visiter cette page pour poser des questions, échanger, se motiver. J’entend souvent dire que

 »les internets », ça fait du monde qui passent leurs journées devant leurs ordinateurs.

Eh bien, ce groupe en aide plus d’un à être actif. C’est vrai qu’à voir le temps que certains passent sur ce groupe, on est en droit de se demander s’ils ne seraient pas mieux de s’entraîner plus! Tout de même, ceux qui y sont régulièrement visitent ce groupe afin d’aider d’autres personnes à apprécier la course. C’est un cyber-passez-au-suivant que je trouve très bénéfique pour notre communauté.

Ces temps-ci je donne plusieurs conférences sur la santé dans diverses entreprises dans le cadre du Défi Entreprises et mon principal point est qu’il faut se créer un environnement  motivant à l’activité physique. Il y a plusieurs moyens possible:

  • s’acheter un chien (67% des propriétaires de chiens marchent tous les jours)
  • placer son programme d’entraînement sur son frigo
  • acheter un tapis roulant
  • avoir des amis qui sont physiquement actifs…

Concernant le dernier point, on ne va pas changer d’amis pour modifier son style de vie… C’est ici que les réseaux sociaux deviennent important pour nous, les coureurs: ils nous permettent de tisser des liens avec d’autres gens actifs. Cela permet de se créer soi-même un environnement socialement motivant à l’activité physique. C’est particulièrement puissant.

Personnellement, ce qui m’aide beaucoup, c’est DailyMile. C’est un réseau social pour partager ses entraînements (parce que les partager sur sa page Facebook personnelle, c’est assez frimeur, j’espère que c’est bien compris!). Je ne commente pas beaucoup d’entraînements sur Dailymile.  Par contre, des gens s’attendent à ce que j’y post mes entraînements (en tout cas, j’imagine qu’ils s’y attendent… et ça me suffit). Ça me motive beaucoup, car ça me met une petite pression. On a tous des jours où on a pas envie de faire notre entraînement. Ces jours-là, je me dis que je dois le faire quand même… pour mes stats sur Dailymile. Vous me direz que c’est pas vraiment  »une bonne raison », mais je m’en fou, car ça m’amène à respecter mon plan d’entraînement et c’est ça le plus important.

En résumé, les réseaux sociaux sont un nouveau média extrêmement puissant. C’est maintenant à nous, coureurs, de les utiliser de façon positive. Embarquons des amis dans nos aventures, aidons d’autres coureurs et inspirons le monde…

Pour aider Course à pied.ca à aider les coureurs qui veulent courir mieux informé, invitez les à rejoindre notre page  Facebook.

La fièvre du marathon – je me suis laissé influencer

Et je ne suis pas le seul. Regardez les records de participation pour les marathons et vous comprendrez que je ne suis pas le seul à m’être fait embarqué dans cette tendance.

 Toujours plus long

Voilà la tendance actuelle dans la course à pied. Courir longtemps. Un marathon. Un ultra-marathon. Un ultra-marathon en trail. Un Ironman. Un double Ironman. À défaut de courir vite, je vais courir longtemps, jusqu’à ce que ce sois impressionnant. 10km en 50 minutes, ça n’impressionne pas beaucoup la famille, ni les amis. 42 km c’est déjà beaucoup mieux. Courir 100km, voilà un bon sujet de conversation lors de ta rencontre annuelle avec ton cousin. Impressionnant, peu importe le temps.

Est-ce bon? Est-ce mauvais? Qui suis-je pour en juger? Mon avis est que c’est  »neutre ». Ni bon, ni mauvais. En fait, j’hésite entre 2 visions de cette tendance:

Kinésiologue 1: C’est mauvais! Pour maximiser tes performances, il faut d’abord t’améliorer sur 5km, puis sur 10km, pour finalement, après de longues années de préparation, essayer de transposer cette vitesse sur marathon. Maximise ta vitesse avant de maximiser ton endurance. En plus, plus quelqu’un fait de kms à l’entraînement, plus il a de chance de se blesser. Moins ça fait longtemps que quelqu’un court, plus il a de chance de se blesser…

Kinésiologue 2: Ça te motive faire un marathon? Vas-y fort. Faire de l’activité physique, même si ta performance n’est pas maximisée, c’est déjà mieux que de rester assis sur un divan. Entre la maladie cardio-vasculaire et une petite tendinite, je prend la tendinite. Le sentiment de dépassement est superbe.  Choisis toi un beau marathon, entraînes-toi pour y arriver et gâtes-toi!

Et vous, quel de quel côté êtes vous?

Je deviens philosophique….

Pourquoi voulons-nous (je m’inclue) faire d’aussi longues distances? Ma réponse:

Parce que c’est plus facile que de courir vite.

Nous sommes à l’air de la gratification instantanée. En quelques clics, on peut s’acheter un nouveau Ipod, virer 200$ à ses parents, planifier son voyage dans le sud, tout en écoutant un film. Normal, dans ce cas, qu’on ait pas envie de s’entraîner pendant 3, 5, 7 ans avant de faire son premier marathon! Surtout que le marathon est pratiquement le seul évènement de course à pied qui a un certain prestige auprès de nos amis non-coureurs. Tu as gagné le 10km de l’université Laval? Ça n’intéresse que les mordus et les initiés. Tu gagnes le marathon de Rimouski (pourtant beaucoup moins relevé que le 10km de Laval), j’en entend parler quelques mois… Et loin de moi l’idée de dire que c’était mieux avant. Aujourd’hui, c’est comme ça, demain, ce sera autrement. Ce n’est ni pire, ni mieux…

C’est certainement plus facile et accessible de compléter un marathon que de courir 10km en 37 minutes. Plus glamour aussi. Normal, alors de faire le choix vers la longue distance. On a l’impression de se  »dépasser » en courant un marathon (ou plus long) mais pourquoi ne pas se dépasser en courant moins longtemps (plus vite?).

Parce qu’on préfère les buffets.

On préfère les buffets plutôt que les repas 5 étoile où t’as juste une petite bouchée dans ton assiette. Il reste encore quelques fines bouches, mais la plupart d’entre-nous entrons volontier chez Tomas Tam.

Pour ma part, je reviens aux sources. Je veux courir vite. Me concentrer pendant quelques années à courir vite. Je met un peu de côté le marathon et je redeviens un fin gourmet. Ne me parlez plus de Tomas Tam, je mange maintenant au Chateau Frontenac.

J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez. Pour suivre le prochain débat: FacebookTwitterDaily Mile ou Google +.