Différence entre  »racer » et chaussure minimaliste

Vous êtes-vous déjà posé la question? L’objectif de ce billet n’est pas d’être en faveur de l’un ou de l’autre, mais d’expliquer la différence entre les deux. Bien sûre, je donnerai mon avis sur la construction de certaines chaussures plus loin.

Comment décrire une chaussure minimaliste? La Clinique du Coureur parle de 6 caractéristiques pour qu’une chaussure soit minimaliste, alors que Pete Larson en considère 8. En gros, tout le monde est d’accord, mais ils utilisent des mots différents. Voici mon résumé:

  1. La chaussure minimaliste devrait avoir un dénivellé (heel-toe drop) minimal. Chez la Clinique du Coureur, on parle de moins de 6mm.
  2. Une chaussure minimaliste devrait être légère. Certainement moins de 10 oz pour Pete Larson.
  3. Le moins de structure possible dans l’empeigne.
  4. La chaussure devrait être aussi flexible que possible
  5. La chaussure devrait avoir une cage à orteil large pour que le pied puisse prendre de l’expansion lors de l’impact.
  6. Le moins d’éléments de support possible
  7. Le plus près du sol possible et donc le moins d’amorti possible
  8. Le moins de  »toe spring »possible
Voici deux chaussures minimalistes typique:

Pas mal tout le monde s’entend sur ces caractéristiques. Voici maintenant ma description d’une chaussure de performance (racer):

  1. Dénivelé au goût du coureur (la plupart des racers ont entre 4mm et 10mm de dénivelés, alors que les chaussures traditionnelles ont 12mm de dénivelé)
  2. Poids plume (le plus léger possible)
  3. Doit avoir assez de structure dans l’empeigne pour que le pied ne bouge pas trop lors des virages, des montées ou lors des entraînements sur piste d’athlétisme
  4. La chaussure devrait être assez flexible pour avoir un bon feeling de la route.
  5. La chaussure devrait avoir une cage à orteil assez serrée pour que le pied ne se promène pas dedans pendant les entraînements par intervalles ou les côtes.
  6. Les éléments de support sont au goût du coureur.
  7. Le racer devrait avoir assez d’amorti pour que le coureur ne sente pas trop le sol. En même temps, il ne faut pas que la chaussure soit lourde et qu’il perde la sensation de la route.
  8. Le toe spring n’est pas important.
Voici deux chaussures de performance typiques:
Toutes les compagnies ou presque font maintenant des racers et des chaussures minimalistes. Puisque plusieurs caractéristiques sont partagées par les chaussures minimalistes et les chaussures de performances, on peut placer certaines chaussures dans les deux catégories à la fois, même si leur marketing est généralement fait dans une seule catégorie. Par exemple la Saucony Type A5 pourrait être dans les 2 catégories, mais elle est plutôt vendue comme une chaussure de performance.
Ce qui différencie vraiment les chaussures minimalistes des chaussures de performance, c’est l’objectif que le designer a en tête lorsqu’il crée la chaussure. Dans mon prochain article, je parlerai des avantages et des inconvénients de chaque type de chaussure et de mon opinion sur le design des chaussure minimalistes qui sont sorties jusqu’à présent.
Manquez pas ça!
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6 réponses à “Différence entre  »racer » et chaussure minimaliste

  1. Daniel, je te vénère…..

  2. Blaise Dubois

    Super Dan,

    Je me pose quelques questions pour le « racer » moderne (comparé à la chaussure minimaliste). En dehors de la « stiffness » de la semelle qui a peut-être un effet positif sur la performance en endurance (une étude sur le sujet… même si j’y crois pas trop), pourquoi voudrait-on garder un « drop » sur les racers? … et du coussinage tel que proposé? … et une cage à orteils étroite? … Aucune de ces caractéristiques n’est associée à la performance, du moins pas plus que ce que propose la chaussure minimaliste.

    Aussi, je pense qu’il serait bien de définir un ordre de priorité sur les caractéristiques du minimalisme… puisque les 6 ou 8 critères n’ont pas les mêmes effets sur la biomécanique, la neurophysiologie et les adaptations anatomiques du pied. http://lacliniqueducoureur.ca/medias/pdf/affiche-1-francais-3.pdf

    • En ce qui concerne, le drop, je sais pas et effectivement, on peut se demande si ça augmente la performance. En ce qui concerne le coussinage,  »Running barefoot offers no metabolic advantage over running in lightweight, cushioned shoes. » Ok, juste une étude, disons qu’il reste un doute… En ce qui concerna la cage à orteil étroite, ça n’améliore certainement pas directement la performance, mais en tout cas, dans mon cas, ça réduit le risque d’ampoule.
      Je pense notamment à une chaussure minimaliste a un ajustement parfait sur mon pied lors que je cours à basse vitesse. Par contre, si je cours à haute vitesse, surtout sur une piste, disons que ça brasse… Le tissu est tellement mou que mon pied bouge dans la chaussure… Mais au moins j’ai de la place pour que mon pied prenne de l’expansion à chaque foulée…

      Mais… on peut se poser les mêmes questions sur les chaussures minimalistes: est-ce qu’avoir une cage à orteil étroite réduit le risque de blessure? Est-ce que l’absence d’anti-pronateur réduit le risque de blessure ? Je ne pense pas que l’anti-pronateur réduit les blessures, mais son absence réduit-elle les blessures?

      Je n’avais pas encore vu les petits chiffres sur l’affiche. Ils indiquent l’ordre d’importance? Si oui, je voudrais bien voir les études 😉 Je rigole, je sais qu’on ne sait pas (l’ignorance simple). J’ai par contre de la difficulté à affirmer que le critère confort est un critère qui définit une chaussure minimaliste. J’imagine que la boîte à orteil large est incluse dans ce critère? Si oui, pourquoi est-il si haut dans l’ordre de priorité?

      • Blaise Dubois

        Le « fit » (longueur, largueur et fit anatomique de l’avant pied) est pour moi le premier critère pour choisir sa chaussure… minimaliste ou pas… puisque le plus important est de ne pas nuire au développement du pied… ou devrais-je dire au développement de certaines pathologies

        Pour l’ordres des autres critères, on s’entends probablement pour dire que le « stack » (épaisseur) et le « ramp » ont plus d’influence sur la biomécanique et les adaptations tissulaire que la légèreté et les technos antipronateurs…

        Pour la perf et le coussinage, puisque nous voulons des chaussures les plus légères possibles, la question à se poser est « combien mince et peu absorbant est souhaitable pour avoir les avantages du cousinage (si avantages il y a) sans les désavantages du poids…

  3. Pingback: Vidéo et nouvelles de la semaine | Club de course à pied de Forestville

  4. bonjour,
    vous parlez souvent de la largeur de la chaussure et de la toe-box en particulier mais je me pose des questions sur le rôle du laçage dans tout ça.
    J’ai tendance à très peu serrer mes chaussures (je peux facilement les enlever sans défaire les lacets) et je suis bien comme ça, quelque soit le terrain (route ou trail)
    Mes chevilles tiennent très bien le coup et je pense éviter des problèmes de tendinite sur le coup de pied (je pense que c’est ce qu’il m’est arrivé après une longue course (70km) où j’avais un peu trop serré.

    Est ce que vous avez des recommandations à ce sujet ?

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