La fièvre du marathon – je me suis laissé influencer

Et je ne suis pas le seul. Regardez les records de participation pour les marathons et vous comprendrez que je ne suis pas le seul à m’être fait embarqué dans cette tendance.

 Toujours plus long

Voilà la tendance actuelle dans la course à pied. Courir longtemps. Un marathon. Un ultra-marathon. Un ultra-marathon en trail. Un Ironman. Un double Ironman. À défaut de courir vite, je vais courir longtemps, jusqu’à ce que ce sois impressionnant. 10km en 50 minutes, ça n’impressionne pas beaucoup la famille, ni les amis. 42 km c’est déjà beaucoup mieux. Courir 100km, voilà un bon sujet de conversation lors de ta rencontre annuelle avec ton cousin. Impressionnant, peu importe le temps.

Est-ce bon? Est-ce mauvais? Qui suis-je pour en juger? Mon avis est que c’est  »neutre ». Ni bon, ni mauvais. En fait, j’hésite entre 2 visions de cette tendance:

Kinésiologue 1: C’est mauvais! Pour maximiser tes performances, il faut d’abord t’améliorer sur 5km, puis sur 10km, pour finalement, après de longues années de préparation, essayer de transposer cette vitesse sur marathon. Maximise ta vitesse avant de maximiser ton endurance. En plus, plus quelqu’un fait de kms à l’entraînement, plus il a de chance de se blesser. Moins ça fait longtemps que quelqu’un court, plus il a de chance de se blesser…

Kinésiologue 2: Ça te motive faire un marathon? Vas-y fort. Faire de l’activité physique, même si ta performance n’est pas maximisée, c’est déjà mieux que de rester assis sur un divan. Entre la maladie cardio-vasculaire et une petite tendinite, je prend la tendinite. Le sentiment de dépassement est superbe.  Choisis toi un beau marathon, entraînes-toi pour y arriver et gâtes-toi!

Et vous, quel de quel côté êtes vous?

Je deviens philosophique….

Pourquoi voulons-nous (je m’inclue) faire d’aussi longues distances? Ma réponse:

Parce que c’est plus facile que de courir vite.

Nous sommes à l’air de la gratification instantanée. En quelques clics, on peut s’acheter un nouveau Ipod, virer 200$ à ses parents, planifier son voyage dans le sud, tout en écoutant un film. Normal, dans ce cas, qu’on ait pas envie de s’entraîner pendant 3, 5, 7 ans avant de faire son premier marathon! Surtout que le marathon est pratiquement le seul évènement de course à pied qui a un certain prestige auprès de nos amis non-coureurs. Tu as gagné le 10km de l’université Laval? Ça n’intéresse que les mordus et les initiés. Tu gagnes le marathon de Rimouski (pourtant beaucoup moins relevé que le 10km de Laval), j’en entend parler quelques mois… Et loin de moi l’idée de dire que c’était mieux avant. Aujourd’hui, c’est comme ça, demain, ce sera autrement. Ce n’est ni pire, ni mieux…

C’est certainement plus facile et accessible de compléter un marathon que de courir 10km en 37 minutes. Plus glamour aussi. Normal, alors de faire le choix vers la longue distance. On a l’impression de se  »dépasser » en courant un marathon (ou plus long) mais pourquoi ne pas se dépasser en courant moins longtemps (plus vite?).

Parce qu’on préfère les buffets.

On préfère les buffets plutôt que les repas 5 étoile où t’as juste une petite bouchée dans ton assiette. Il reste encore quelques fines bouches, mais la plupart d’entre-nous entrons volontier chez Tomas Tam.

Pour ma part, je reviens aux sources. Je veux courir vite. Me concentrer pendant quelques années à courir vite. Je met un peu de côté le marathon et je redeviens un fin gourmet. Ne me parlez plus de Tomas Tam, je mange maintenant au Chateau Frontenac.

J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez. Pour suivre le prochain débat: FacebookTwitterDaily Mile ou Google +.

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9 réponses à “La fièvre du marathon – je me suis laissé influencer

  1. J’aime ta phrase : « Parce que c’est plus facile que de courir vite. »
    Pour ma part, il a été vraiment plus facile de me dépasser sur marathon que de courir mon 10 km en 43 min. En même temps, s’engager avec soi même pour aller chercher un volume minimal de70 à 90 km / semaine pour faire un marathon est un effort comparable en volonté que de faire des mégas intervalles plusieurs fois par semaine pour aller plus vite sur 5 ou 10 km… C’est moins long mais de difficulté intense!

  2. Isabelle Dumais

    Salut Dan, je suis me suis moi aussi laissé gagné par cette fièvre, il y a deux ans. Ce fut une expérience géniale, mais qui m’a coûté cher par la suite:)
    Pour ma part, Il est vrai que quand je pars pour une longue distance, dans ma tête c’est plus facile, car plus lent. Les courses les plus diffciles sont les 10 et demi quand je désire maximiser par course, car je peux aussi courir relaxe et faire un 10 ou un demi sans trop d’effort.
    Je suis passée maintenant au cross country et à la course en raquette l’hiver. Pour moi, ces courses sont moins mentalement exigeantes, car tu dois adapter ta course au terrain et non seulement te fier sur ta montre…
    J’avoue qu’après mon m,arathon, j’ai dû réaprenbdre à courir « just for fun », sans chrono…ce que j’avais un peu oublié.

    Je partage l’opinion du kinésilogue 1, un peu plus de vitesse et moins de distance et une progression sur de nombreuses années…
    C’est toujoiurs un plaisir de te lire!

  3. Pour moi, je cours le marathon parce que chaque fois, c’est une aventure. Il faut s’y préparer et le courir le plus également possible en traversant le mur. Le 10km ne nécessite pas la même préparation. Pour moi, les 10km m’ont servi et me servent encore de préparation pour le marathon. Maintenant, j’en fais un par année pour voir où si situe ma vitesse et mon pace 10km. Travailler le pace 10km nous aide à améliorer notre VMA en vue du marathon.

  4. Je suis tellement daccord avec toi …A mes début , sur les sites de courses , j,en revenais pas de voir comment les gens donnaient de l’importance au marathon …Et dans ma tete , je me disais .. «oui mais courir un 10km sous les 40 minutes  » ????? Pourquoi ne pas valoriser cela aussi ???? Et comme je ne suis pas différent des autres , je me suis aussi laisser prendre par la vague des marathons et cette année sera mon premier ….Moi qui n’avais jamais  » tripper » sur les marathoniens ou l’entrainement marathon ……

  5. Ah! Quel beau sujet! J’admire le 10km « à fond la caisse ». J’ai améliorer mon temps au 10K de 1h04 à 51minutes en un an, à petits, moyens et grands coups d’intervalles… Mais je peux t’assurer que de s’entraîner pour courir un marathon alors qu’on a 4 enfants, dont un que l’on allaite, n’est pas un choix basé sur la facilité. J’ai touché un peu à tout, sous l’oeil averti de mon coach et ma préférence va aux longues distances par simple amour de la course. J’ai choisi de courir de longues distances, car il faut s’entraîner longtemps. Entre un entraînement de piste et une longue run de 4, 5, 6 heures dans les sentiers, mon coeur n’hésite pas une seconde. Je pense qu’au delà de la course que l’on veut faire, il faut prendre le type d’entraînement en considération, car c’est en entraînement que la majeure partie du temps sera consacré. C’est un choix bien personnel pour chacun. L’engouement pour les longues distances est indéniable et la course à pied est un sport qui a la beauté d’accueillir touts les niveaux de coureurs sur presque toutes les distances. J’adore! N’est-il pas magnifique notre sport? 😀
    Continue ton bon travail, tu m’as bien fait réfléchir ce coup-ci!

  6. On peut aussi courir vite sur marathon non? J’avoue que je n’en fais pas des masses de marathon (3e bientôt), mais à vouloir progresser à chaque fois, c’est exigeant et entre mon allure pour le premier et celle pour le prochain, il n’y a rien à voir!
    Moi j’aime bien tout et comme je veux toujours progresser sur toutes les distances, ben je bosses toutes les allures à proportions différentes en fonction de l’objectif prochain…
    Mais un marathon par an ou tous les 18mois, je ne trouve pas ça très exclusif et ça permet de pas bosser sa « vitesse »…

  7. Je suis passée par les 2 phases…. Après mon tout premier 10k en 54′, j’ai voulu passer sous les 50 et j’ai réussi en 2 mois d’entraînement à le courir en 48′. Ça a été, à date, mon entraînement le plus plaisant et valorisant. Là je suis moi aussi embarquée dans la fièvre du marathon (certainement, oui pour le trip du dépassement de soi et un peu pour le prestige qui y est associé) et je n’ai vraiment pas autant de plaisir avec cet entraînement… je ne sais pas, le feeling des intervalles, de la vitesse, l’efficacité des séances sur piste, voir sa foulée s’améliorer presque à chaque fois c’était plus excitant que les longues distances que je fais ces temps-ci. Je me suis gardé des séances d’intervalles pour le fun, mais au global les longues distances ne m’apportent pas le même plaisir. Bon, OK, ça a peut-être rapport aussi au fait que c’est mon premier hiver de course et que je n’apprécie ni la glace ni le froid… alors plus c’est long moins c’est bon!! 😉

  8. Tant que les gens bougent, ça me va… mais pour moi-même, je veux courir mon 10 ET mon marathon de plus en plus vite même si les mononcles ne comprennent pas!

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